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 L'ouvrage est composé en surface de trois blocs de combat, dont l'un fait office de bloc d'entrée, avec en souterrain des magasins à munitions, des PC, une cuisine, des latrines, un poste de secours, un système de ventilation et de filtration de l'air, des stocks d'eau, de gazole et de nourriture, une usine électrique et une caserne, le tout relié par une galerie profondément enterrée. L'énergie est fournie par deux groupes électrogènes (un seul suffisait en régime normal), composés chacun d'un moteur Diesel SMIM 3 SR 19 (fournissant une puissance de 75 ch à 600 tr/min) couplé à un alternateur, complétés par un petit groupe auxiliaire (un moteur CLM 1 PJ 65, de 8 ch à 1 000 tr/min) servant à l'éclairage d'urgence de l'usine et au démarrage pneumatique des gros moteurs. Le refroidissement des moteurs se fait par circulation d'eau.

Construit tardivement (achevé en 1938), il s'agit d'un petit ouvrage « nouveaux fronts », à l'instar de ses voisins le Haut-Poirier et le Rohrbach. Les plans initiaux prévoyaient un ouvrage à cinq blocs, mais le bloc 4 (avec une tourelle de 81 mm) et le bloc d'entrée ne furent jamais construits.

Le bloc 1 sert en même temps d'entrée de l'ouvrage et de casemate d'infanterie double flanquant vers l'ouest comme vers l'est. Il est équipé de trois créneaux, l'un pour JM/AC 47 (jumelage de mitrailleuses et canon anti-char de 47 mm), l'autre pour jumelage de mitrailleuses uniquement et le troisième exceptionnellement d'une arme mixte (il s'agit du seul exemplaire sous casemate de l'ensemble de la ligne). Le bloc est surmonté d'une cloche AM (arme mixte) et de deux cloches GFM de type B (guetteur fusil-mitrailleur).

Le bloc 2 est une casemate cuirassée, avec une tourelle pour deux armes mixtes et une cloche GFM de type B.

Le bloc 3 : à l'opposé du bloc 1, il s'agit d'une casemate d'infanterie flanquant vers l'est, possédant un créneau mixte pour JM/AC 47, un créneau pour jumelage de mitrailleuses, deux cloches GFM (type B) et une cloche AM.


© Johnny DARTY