Ceinture fortifiée de strasbourg avant 1918 0

La ceinture fortifiée de Strasbourg est l’un des nouveaux systèmes de fortification créé au lendemain de la guerre franco-allemande dès 1870. Elle avait pour but initial de permettre aux allemands de protéger la ville de Strasbourg qu’ils ont repris aux français. Elle est construite en considérant les idées du Général Major Hans Alexis von Biehler. Au vu de la position stratégique de la ville de Strasbourg, les fortifications créées étaient très bien faites. On en trouve encore de nos jours, certains qui sont encore debout.

Quatorze forts sont construits et forment une ceinture défensive à 8-9 km de la capitale alsacienne. La construction démarra en 1872 : trois forts à l'Est du Rhin dans l'actuelle Allemagne et onze à l'Ouest en Alsace. Des travaux titanesques furent entrepris auxquels participèrent des centaines d'ouvriers sur chaque site.

Ces ouvrages portent les noms de personnalités politiques et militaires allemandes. Après 1918, ils sont rebaptisés du nom de généraux et maréchaux français. Les différents forts, ouvrages, abris et casemates sont camouflés par un couvert d'arbres : robiniers, marronniers ou noyers.

Au fil du temps, la végétation a recouvert la plus grandes parties de ces ouvrages et aujourd'hui seuls quatre édifices sont ouverts au public : les forts Rapp (Moltke à l'époque allemande), Frère (Baden), Kléber (Bismarck) et l'ouvrage Ducrot (Podbielski).

Ces forts n'ont, pour la plupart, eu aucun rôle ou alors un rôle anecdotique dans les deux guerres qu'ils ont traversés au 20ème siècle car le développement rapide des technologies militaires, en particulier l'aviation, les ont rendus rapidement obsolètes.

35 jours, c'est le temps qu'il fallut aux Allemands avant d'obtenir la capitulation de Strasbourg pendant la guerre de 1870...

La place forte de Belfort, améliorée rapidement avant le siège des Allemands, avait pu résister 104 jours, soit trois fois plus que la plus grande ville alsacienne !

Partant de ce constat, les ingénieurs allemands décident de bâtir de nouvelles fortifications autour de la capitale du nouveau Land d'Alsace-Moselle, dessinant la "ceinture de forts de Strasbourg". 

L'objectif : contenir d'éventuels assauts des forces françaises.

Après la victoire de 1918, les onze forts récupérés par la France ont été renommés en hommage à des personnalités françaises.

Dans l'ordre alphabétique, on trouve sur cette ceinture :

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 le Fort Bluementhal en Allemagne
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 le Fort Bose, situé en Allemagne
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 le Fort Desaix, anciennement Roon, à Souffelweyersheim
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 le Fort Ducrot, anciennement Podbielski, à Mundolsheim
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 le Fort Foch, anciennement Kronprinz, à Niederhausbergen
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 le Fort Frère, anciennement Großherzog von Baden, à Oberhausbergen
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 le Fort Hoche, anciennement Schwarzhoff, à Altenheim
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 le Fort Joffre, anciennement Konnpriz von Sachsen, à Lingolsheim
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 le Fort Kléber, anciennement Furst Bismark, à Wolfisheim
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 le Fort Kirchbach, en Allemagne

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 le Fort Lefebvre, anciennement von der Tann, à Ostwald
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 le fort Mützig, anciennement Feste Kaiser Wilhelm II, à Mützig

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 le Fort Ney, anciennement Fransecki, à La Wantzenau
puce rouge 00    le Fort Rapp, anciemment Moltke, à Reichstett
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 le Fort Uhrich, anciennement Werder, à Illkirch