Après la bataille de Frœschwiller-Wœrth, le prince héritier Frédéric ordonna au général August von Werder de se diriger avec son armée vers la forteresse de Strasbourg. À l'époque, la forteresse de Strasbourg (avec celle de Metz) était considérée comme une des places les mieux défendues de France. L'armée de Werder était forte de 40 000 hommes du Wurtemberg et de Bade qui sont situées de l'autre côté du Rhin par rapport à Strasbourg. La garnison française, dont le 87e de ligne de l'armée du Rhin, était forte de 17 000 hommes sous les ordres du général Uhrich, âgé de 68 ans.

Le , les troupes allemandes coupent tous les moyens de communication ; la ville est, isolée, coupée du monde. Le Strasbourg est investie.

Werder savait la valeur qu'aurait la capture de la ville, aussi il rejeta, dans un premier temps, l'option, plus humaine mais également plus longue, du siège qui aurait obligé les troupes affamées à se rendre. Au lieu de cela, il décida de passer à l'action dès le début en bombardant les fortifications et les civils qui se trouvaient à l'intérieur. Le 23 août, les canons de siège allemands ouvrirent le feu, causant des dégâts considérables à la ville et à ses monuments. Le l'archevêque de Strasbourg alla rencontrer Werder pour le prier de cesser les bombardements et d'épargner la population civile. Il alla même demander à Uhrich de payer 100 000 francs chaque jour où Werder ne bombardait pas la ville. Uhrich refusa la proposition, mais bientôt Werder réalisa qu'il ne pourrait continuer de tels bombardements avec la quantité de munitions qui lui restait.

Werder continua à bombarder la ville en se concentrant sur certaines parties des fortifications. Les lignes de siège allemandes se rapprochaient rapidement de la ville au fur et à mesure que les forteresses alentour étaient réduites à l'état de ruines.

Pour faire face à la situation, le conseil municipal de la ville avait été remplacé par une "commission municipale", placée sous l'autorité du maire Humann. Alors que les bombardements se poursuivaient, la ville s'ouvrit, le 11 septembre, à une délégation suisse, qui entendait aider à évacuer les non-combattants. Cette délégation apporta la nouvelle de la défaite française lors de la bataille de Sedan, ce qui signifiait qu'aucun renfort n'allait arriver à Strasbourg. Le 19 septembre, les civils restés dans la ville demandèrent à Uhrich de capituler, mais il refusa, pensant qu'une issue favorable était encore possible. Cependant, le même jour, Werder lança une attaque et captura une des fortifications de la ville. Cet évènement commença à faire douter Uhrich de sa capacité à défendre la ville. Le 27 septembre, Uhrich entama des négociations avec Werder et la ville se rendit le jour suivant.

La capitulation de Strasbourg permit aux forces de Werder de s'engager dans de nouvelles opérations, dans le nord-est de la France. Elles combattirent notamment à Belfort, place qui résista jusqu'à la fin de la guerre.

Ceinture fortifiée de strasbourg avant 1918 0

La ceinture fortifiée de Strasbourg est l’un des nouveaux systèmes de fortification créé au lendemain de la guerre franco-allemande dès 1870. Elle avait pour but initial de permettre aux allemands de protéger la ville de Strasbourg qu’ils ont repris aux français. Elle est construite en considérant les idées du Général Major Hans Alexis von Biehler. Au vu de la position stratégique de la ville de Strasbourg, les fortifications créées étaient très bien faites. On en trouve encore de nos jours, certains qui sont encore debout.

Quatorze forts sont construits et forment une ceinture défensive à 8-9 km de la capitale alsacienne. La construction démarra en 1872 : trois forts à l'Est du Rhin dans l'actuelle Allemagne et onze à l'Ouest en Alsace. Des travaux titanesques furent entrepris auxquels participèrent des centaines d'ouvriers sur chaque site.

Ces ouvrages portent les noms de personnalités politiques et militaires allemandes. Après 1918, ils sont rebaptisés du nom de généraux et maréchaux français. Les différents forts, ouvrages, abris et casemates sont camouflés par un couvert d'arbres : robiniers, marronniers ou noyers.

Au fil du temps, la végétation a recouvert la plus grandes parties de ces ouvrages et aujourd'hui seuls quatre édifices sont ouverts au public : les forts Rapp (Moltke à l'époque allemande), Frère (Baden), Kléber (Bismarck) et l'ouvrage Ducrot (Podbielski).

Ces forts n'ont, pour la plupart, eu aucun rôle ou alors un rôle anecdotique dans les deux guerres qu'ils ont traversés au 20ème siècle car le développement rapide des technologies militaires, en particulier l'aviation, les ont rendus rapidement obsolètes.

35 jours, c'est le temps qu'il fallut aux Allemands avant d'obtenir la capitulation de Strasbourg pendant la guerre de 1870...

La place forte de Belfort, améliorée rapidement avant le siège des Allemands, avait pu résister 104 jours, soit trois fois plus que la plus grande ville alsacienne !

Partant de ce constat, les ingénieurs allemands décident de bâtir de nouvelles fortifications autour de la capitale du nouveau Land d'Alsace-Moselle, dessinant la "ceinture de forts de Strasbourg". 

L'objectif : contenir d'éventuels assauts des forces françaises.

Après la victoire de 1918, les onze forts récupérés par la France ont été renommés en hommage à des personnalités françaises.

Dans l'ordre alphabétique, on trouve sur cette ceinture :

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 le Fort Bluementhal en Allemagne
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 le Fort Bose, situé en Allemagne
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 le Fort Desaix, anciennement Roon, à Souffelweyersheim
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 le Fort Ducrot, anciennement Podbielski, à Mundolsheim
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 le Fort Foch, anciennement Kronprinz, à Niederhausbergen
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 le Fort Frère, anciennement Großherzog von Baden, à Oberhausbergen
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 le Fort Hoche, anciennement Schwarzhoff, à Altenheim
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 le Fort Joffre, anciennement Konnpriz von Sachsen, à Lingolsheim
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 le Fort Kléber, anciennement Furst Bismark, à Wolfisheim
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 le Fort Kirchbach, en Allemagne

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 le Fort Lefebvre, anciennement von der Tann, à Ostwald
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 le fort Mützig, anciennement Feste Kaiser Wilhelm II, à Mützig

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 le Fort Ney, anciennement Fransecki, à La Wantzenau
puce rouge 00    le Fort Rapp, anciemment Moltke, à Reichstett
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 le Fort Uhrich, anciennement Werder, à Illkirch

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