CHRONOLOGIE DE LA GUERRE DE 1870
25 juillet 1870
2 août 1870
4 août 1870
6 août 1870
La bataille de Wœrth-Frœschwiller est déclenchée sans la décision des états-majors sur l’initiative des Allemands. L’armée française résiste bien et les fameux « Turcos », les tirailleurs algériens, font des prodiges de courage. Bientôt ces combattants sont en danger d’être totalement encerclés. Les célèbres charges des cuirassiers des brigades Michel et Bonnemain lancées pour les dégager sont des échecs. Ces magnifiques cavaliers sont sacrifiés vainement. Mac Mahon vaincu doit faire sortir son armée d’Alsace.
6 août 1870
Forbach-Spicheren est le théâtre d’une nouvelle défaite. L’Armée de Lorraine est attaquée par les prussiens. Le général Frossard demande à Bazaine des renforts que ce dernier ne lui fournira pas. Frossard décide alors de rompre bien que cela ne soit pas absolument nécessaire car il a en effet surestimé les forces allemandes. La mauvaise nouvelle de ces deux revers en Alsace et Lorraine provoque la chute du ministère Ollivier.
14 août 1870
L’armée de Rhin constituée des restes de l’Armée de Lorraine et commandée par Bazaine se dirige vers Verdun quand les Prussiens engagent, une nouvelle fois sans ordre, le combat de Borny. L’engagement prend de l’ampleur, de chaque coté de nouvelles unités sont engagées et la bataille se poursuit jusqu’à la nuit. Les Allemands décrochent et les Français, malgré de lourdes pertes, (le général Decaen est tué ce jour là) pensent avoir remporté une victoire certaine. Ce combat est en réalité assez néfaste pour l’armée de Bazaine dont elle retarde la retraite sur Verdun.
16 août 1870
Au matin une grande bataille débute à Rezonville-Mars-La-Tour, les Français encore au bivouac sont attaqués par les Allemands. Le combat dure 12 heures et Bazaine à l’issue de cette journée prend, contre toute attente, la décision de faire retraite sur Verdun au lieu d’envisager de continuer la lutte le lendemain en exploitant les avantages dus à sa position et à la supériorité numérique des français engagés.
18 août 1870
S’engage à Saint-Privat une sanglante bataille. Malgré une héroïque défense les soldats français commandés par le maréchal Canrobert doivent céder le terrain. Les Allemands sont maître de Saint-Privat. C’est pour eux une victoire chèrement acquise car cette bataille est la plus meurtrière de la guerre de 1870. Le rôle actif de l’Armée du Rhin est terminé et le lendemain de la bataille de Saint-Privat, le 19 août au matin, son sort est fixé.
30 août 1870
20 août 1870
1er septembre 1870
L’armée de Mac Mahon est défaite à Sedan. Les Allemands attaquent à Bazeilles et Donchéry, Mac Mahon est blessé, le brave général Margueritte est tué à la tête de ses cuirassiers qui, comme à Frœschwiller sont menés à la mort en pure perte lors des charges de Floing. Le roi de Prusse assistant à ce terrible spectacle et, rempli d’admiration pour le courage de ces cavaliers qui prêts à mourir jusqu’au dernier chargent par trois fois, ne peut s’empêcher de s’écrier « Ah les braves gens! » Ici se situe l’épisode fameux de la « maison des dernières cartouches » à Bazeilles. Une poignée de marsouins sous les ordres du commandant Lambert s’illustre en résistant pendant 7 heures jusqu’à la dernière extrémité et la capture, (le célèbre tableau d’Alphonse de Neuville, peint en 1873, inspiré de ce fait glorieux eut un succès énorme). L’armée de Châlons est en péril et Napoléon III décide de cesser le combat et de se rendre avec elle en début d’après midi. La catastrophe de Sedan s’achève par la destruction de la dernière armée française régulière. Le bilan est lourd de part et d’autre, 70 000 prisonniers français seront entassés dans les pires conditions sur la presqu’île d’Iges. Cet endroit portera ensuite le nom révélateur du « Camp de la misère ». La défaite de Sedan porte un coup fatal à l’Empire et fait prendre à la guerre un tournant décisif. Le gouvernement de la Défense nationale dirigé par le général Trochu veut organiser la défense de Paris maintenant menacé et poursuivre la guerre en province.
6 octobre 1870
Une brigade d’environ 5 000 hommes commandée par le général Dupré se heurte, dans les Vosges, à l’avant garde de l’armée de Werder autour des villages de Nompatelize et de La Bourgonce. Les Français se battent courageusement, le nombre d’hommes engagés dans cette bataille est équivalent de part et d’autre, mais l’artillerie de campagne allemande fait la différence. Le général Dupré est blessé et vers le soir les Français doivent rompre et faire retraite, à travers bois, dans la direction de Rambervilliers et d’Epinal.
18 septembre 1870
28 septembre 1870
30 septembre 1870
7 octobre 1870
13 octobre 1870
18 octobre 1870
Une armée allemande de 12 000 hommes attaque Châteaudun. Le commandant de Lipowski avec ses 1200 francs-tireurs et gardes nationaux organise la résistance. Des barricades sont dressées, les défenseurs tiennent jusqu’au soir mais succombent sous le nombre. Les Allemands, furieux d’avoir été si longtemps tenus en échec et d’avoir subit de lourdes pertes incendient Châteaudun. 200 maisons sont la proie des flammes. L’exemple de la résistance acharnée de cette cité à soulevé l’admiration du peuple français. A ce titre Châteaudun comme Belfort a, comme dit l’expression officielle, « Bien mérité de la patrie » et la croix de la légion d’honneur figure désormais sur ses armoiries.
27 octobre 1870
30 octobre 1870
Au Bourget malgré une résistance acharnée les prussiens reprennent le village qui était resté aux mains des français après le dur combat du 28. Une poignée de soldats et le commandant Brasseur résistent héroïquement dans l’église jusqu’à la dernière cartouche. Les Allemands doivent utiliser le canon pour les déloger et les amener à se rendre. Lors de cette journée le commandant des mobiles Ernest Baroche trouve glorieusement la mort, (la rue où il est tué porte aujourd’hui son nom).
4 novembre 1870
Débute le siège de Belfort qui ne cessera qu’à l’armistice du 28 janvier 1871. Il faudra un ordre formel du gouvernement de la Défense nationale pour que le lieutenant-colonel Denfert-Rochereau consente à se rendre. Les défenseurs quitteront la forteresse avec « Les honneurs de la guerre » le 15 février 1871.
9 novembre 1870
Les Français remportent une victoire à Coulmiers, les Bavarois reculent et le 10 ils évacuent Orléans qui est de nouveau occupé par les troupes françaises. Ces nouvelles redonnent un peu d’espoir au gouvernement de la Défense nationale, l’idée d’une sortie de Paris pour tenter une percée commence à faire son chemin.
18 décembre 1870
Le 28 novembre 1870
Le 30 novembre 1870
Et du 1 au 3 décembre : l’Armée de Paris tente une percée à Champigny sur Marne. La bataille d’abord bien commencée par les français tourne à la défaite, le froid très vif affecte fortement les combattants et les pertes sont lourdes. Sans profiter de l’avantage acquis, le général Ducrot ordonne la retraite. Ces tristes journées se solderont par la mort de 9 000 soldats français et de 2 généraux ; Renault et Ladreit de La Charrière.
1er décembre 1870
6 au 10 décembre 1870
3 janvier 1871
9 janvier 1871
12 janvier 1871
1er février 1871
19 janvier 1871
L’Armée du Nord de Faidherbe est vaincue à Saint-Quentin mais elle empêche par sa résistance l’occupation des départements du Pas de Calais et du Nord. Le même jour l’Armée de Paris opère une sortie vers Montretout et Buzenval mais » La sortie torrentielle « porteuse de tant d’espoir est un échec sanglant. Les gardes nationaux subissent de lourdes pertes. Le général Trochu (dont Victor Hugo a dit qu’il était le participe passé du verbe « trop choir ») est contraint de démissionner.
22 janvier 1871
1er mars 1871
22 mars 1871
10 mai 1871
