L'ouvrage est composé en surface de quatre blocs de combat, dont l'un sert aussi de bloc d'entrée, avec en souterrain des magasins à munitions (M 2), des stocks d'eau, de gazole et de nourriture, des installations de ventilation et de filtration de l'air, une usine électrique et une caserne, le tout relié par des galeries profondément enterrées. L'énergie est fournie par deux groupes électrogènes, composés chacun d'un moteur Diesel Renault 6-115 (six cylindres, délivrant 54 ch à 750 tr/min) couplé à un alternateur. Le refroidissement des moteurs se fait par circulation d'eau.

Bloc 1 : bloc de combat cuirassé, équipé d'une tourelle de mitrailleuses modifiée pour arme mixte en 1940 (ajout d'un canon de 25 mm antichar). Une cloche GFM (guetteur fusil mitrailleur) complète sa défense et permet l'observation des alentours ;

Bloc 2 : bloc casemate flanquant vers le nord équipé d'une entrée (grille et porte blindée). Il est équipé de deux créneaux pour jumelages de mitrailleuses dont l'un peut être remplacé par un canon antichar de 47 mm, deux cloches GFM et une cloche LG (lance-grenades). Pour sa défense rapprochée, il dispose de trois créneaux pour fusil mitrailleur (dont un à l'intérieur du sas d'entrée). Un fossé diamant abrite également une sortie de secours ;

Bloc 3 : bloc casemate flanquant vers le sud équipé de deux créneaux pour jumelages de mitrailleuses dont l'un peut être remplacé par un canon antichar de 47 mm, et de deux cloche GFM. Il possède un créneau FM pour sa défense rapprochée, mais n'est pas doté d'une entrée comme au bloc 2. Un fossé diamant abrite cependant une sortie de secours ;

Bloc 4 : bloc observatoire. Il est équipé d'une cloche VP (vue périscopique) et de deux cloches GFM pour sa défense. Ce bloc, relié plus tardivement à l'ouvrage est situé plus de 600 mètres à l'est sur une hauteur nommée Mutschenberg, d'où l'on pouvait facilement surveiller la frontière.


© Jean-Christophe BERTO